pourquoi le travail est un enfer au Japon ?
Au Japon, la culture du travail est souvent perçue comme extrême, voire oppressante. Le phénomène du karoshi — la mort par surmenage — illustre tragiquement cette réalité. Les employés japonais subissent des horaires interminables, une pression constante et une loyauté absolue envers leur entreprise. Cette mentalité, héritée de l’ère industrielle, valorise le sacrifice personnel au profit de la productivité.
Les attentes sociales jouent un rôle clé : refuser des heures supplémentaires ou partir à l’heure peut être mal vu, voire sanctionné. Le presenteeism, qui consiste à rester au bureau tard pour montrer son engagement, est monnaie courante, même si cela n’améliore pas la productivité. Les salaires stagnants et la peur du licenciement renforcent cette dynamique toxique.
Le système hiérarchique rigide et le manque de reconnaissance aggravent encore la situation. Les jeunes générations, pourtant en quête d’équilibre, peinent à briser ce cycle. Certains choisissent même de renoncer au mariage ou à une vie familiale pour se consacrer entièrement à leur emploi.
Face à cette crise, des réformes tentent d’émerger, comme la limitation légale des heures supplémentaires. Pourtant, changer une culture aussi ancrée prendra du temps. Le Japon doit repenser sa relation au travail pour éviter que des vies ne continuent à se consumer sur l’autel de l’efficacité.
Cette réalité interroge : jusqu’où peut-on pousser l’engagement professionnel sans sacrifier son bien-être ? Le modèle japonais, autrefois admiré, devient un avertissement pour le monde entier.
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