Nanard Arnault : la chronique d Aymeric Lompret
Quand on parle de Bernard Arnault, on pense immédiatement à l’homme le plus riche de France, au patron de LVMH, à l’empire du luxe qui fait rêver (ou baver) la planète entière. Mais aujourd’hui, laissons de côté les costumes sur mesure et les yachts plus longs que la promenade des Anglais, pour découvrir « Nanard », ce personnage presque trop gros pour être vrai, qui collectionne les zéros sur son compte en banque comme d’autres collectionnent les cartes Pokémon.
Un self-made-man… ou presque Nanard, c’est l’histoire d’un gars qui a commencé avec une petite entreprise familiale et qui, grâce à un mélange de génie des affaires, de coups de poker audacieux et d’un sens inné pour repérer les bonnes affaires, a fini par posséder la moitié des marques qui habillent les gens qui se prennent pour des dieux grecs. Dior, Louis Vuitton, Givenchy… Autant de noms qui claquaient déjà avant qu’il ne les achète, mais qui, sous son règne, sont devenus les étendards d’un luxe si inaccessible qu’on se demande parfois si ce n’est pas une blague. Un sac à 10 000 euros ? Bien sûr, pourquoi pas, si c’est pour payer le SMIC annuel de trois employés.
L’art de la discrétion (ou pas) Nanard, c’est aussi un maître en communication. Il adore se faire discret, sauf quand il s’agit d’acheter un nouveau jouet : un château ici, un vignoble là, un média par-ci, un club de foot par-là. Et quand il ne dépense pas, il investit dans l’art, parce que rien ne dit « je suis riche » comme un tableau de Picasso accroché dans ses toilettes. Mais attention, Nanard n’est pas qu’un simple collectionneur : c’est un visionnaire. Quand les autres voient une crise, lui voit une opportunité. Quand les autres pleurent, lui achète.
Le roi du « trop c’est jamais assez » Avec une fortune qui fluctue au gré des marchés mais qui reste toujours indécente, Nanard Arnault est devenu le symbole d’une France qui aime à la fois critiquer les ultra-riches et rêver de leur ressembler. Il est le parfait bouc émissaire : trop riche, trop puissant, trop français pour les uns, pas assez pour les autres. Mais au fond, on l’adore, parce qu’il nous rappelle que le rêve capitaliste est toujours vivant… même si pour 99 % d’entre nous, il restera justement un rêve.
Un héritage en or massif Et puis, il y a la question de la succession. Nanard a cinq enfants, tous plus brillants et ambitieux les uns que les autres, prêts à se battre pour hériter d’un empire qui pèse plus lourd que le PIB de certains pays. On imagine déjà les dîners de famille : « Papa, tu me passes le sel… et les rênes de Dior ? » Mais Nanard, lui, a tout prévu. Il a structuré son empire comme un jeu d’échecs, où chaque pion a sa place et où le roi, bien sûr, reste intouchable.
Le luxe, une affaire sérieuse (ou pas) Au final, Nanard Arnault, c’est un peu le personnage d’une comédie sociale à la française. Un homme qui a transformé le luxe en industrie, les désirs en besoins, et les clients en fidèles disciples. Alors, on peut le critiquer, le jalouser ou l’admirer, mais une chose est sûre : il a marqué son époque. Et si un jour on écrit l’histoire du capitalisme moderne, son nom sera en lettres d’or… ou du moins, en cuir verni avec des finitions impeccables.
En conclusion Nanard Arnault, c’est l’histoire d’un self-made-man qui a compris une chose : dans la vie, il ne faut pas choisir entre l’art et l’argent. Il faut tout prendre. Et si possible, avec une réduction pour les membres du club.
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