mobilisation anti ICE : vers une guerre civile aux États Unis ?
Depuis janvier 2026, les États-Unis traversent une crise sociale sans précédent, cristallisée par la mobilisation massive contre l’ICE (Immigration and Customs Enforcement). Les décès de Renée Good et d’Alex Pretti, abattus par des agents de l’ICE, ont déclenché une vague de protestations inédite. D’abord portées par des « observateurs » citoyens, les mobilisations se sont étendues à tout le pays, prenant la forme de grèves générales, de manifestations de masse et d’actions directes contre les politiques migratoires répressives. À Minneapolis, épicentre de la contestation, plus de 50 000 personnes ont défilé malgré le froid, et des syndicats ont appelé à la grève, forçant le gouvernement fédéral à reculer localement. Les événements ont révélé une fracture profonde : les républicains capitalisent sur le thème du « law and order », tandis que les démocrates peinent à concilier leur base progressiste et l’électorat modéré des États pivots.
Les affrontements, parfois violents, opposent désormais milices privées, activistes et forces de l’ordre, alimentant le spectre d’une guerre civile larvée. La Garde nationale, déployée pour rétablir l’ordre, est perçue tantôt comme un outil partisan, tantôt comme une force d’occupation, attisant les tensions. Les analystes soulignent que le risque n’est pas celui d’un conflit conventionnel, mais d’une fragmentation du pays, marquée par des violences sporadiques et une radicalisation croissante des deux côtés. Les opérations de l’ICE, souvent arbitraires et brutales, choquent l’opinion publique et polarisent davantage la société américaine.
Face à cette escalade, des quartiers entiers s’organisent pour résister, comme à Chicago, où des citoyens ordinaires surveillent et dénoncent les actions de l’ICE. Pour beaucoup, cette mobilisation dépasse désormais la question migratoire : elle incarne une lutte pour la justice et la dignité, dans un pays où la rhétorique violente de Donald Trump se traduit en répression physique. Si certains y voient une insurrection orchestrée, d’autres saluent l’émergence d’une solidarité populaire inédite. Une chose est sûre : l’Amérique de 2026 est à la croisée des chemins, entre repli autoritaire et résistance collective
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