Chaque année, la trêve hivernale rappelle une évidence trop souvent oubliée : personne ne devrait dormir dehors quand le mercure chute. Cette pause dans les expulsions locatives, du 1er novembre au 31 mars, est un filet de sécurité fragile pour des milliers de familles. Pourtant, derrière ce répit légal, la précarité persiste, invisible aux yeux de ceux qui ont un toit. Aymeric Lompret, avec son humour mordant et son humanité, en parle comme d’un miroir tendu à notre société : on protège les plus vulnérables… mais juste le temps que l’hiver passe.
Et après ? Les expulsions reprennent, les dettes s’accumulent, et l’urgence sociale redevient une abstraction. La trêve hivernale n’est pas une solution, mais un aveu : celui de notre incapacité à garantir un logement digne à tous. Alors, profitons de ces mois de sursis pour interroger nos priorités. Car le froid, lui, ne fait pas de trêve.
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