flic et tueur en série il est le pire psychopathe américain : Gerard Schaefer

Gerard John Schaefer, né le 25 mars 1946 et mort le 3 décembre 1995, reste l’un des tueurs en série les plus terrifiants de l’histoire américaine. Surnommé le « Killer Cop » ou le « Boucher de Blind Creek », il a marqué les esprits en commettant ses crimes alors qu’il était adjoint du shérif en Floride. Condamné en 1973 pour le meurtre et la mutilation de deux adolescentes, il est suspecté d’avoir tué plus de trente jeunes femmes entre 1972 et 1973. Ses méthodes, d’une cruauté inouïe, incluaient la torture, la pendaison et des pratiques nécrophiles, faisant de lui un symbole de la perversion absolue.

Schaefer utilisait sa position de policier pour traquer ses victimes, souvent des auto-stoppeuses ou des fugueuses, qu’il attirait sous de faux prétextes avant de les séquestrer et de les assassiner. Son arrestation en 1972 a révélé un carnet de bord macabre, rempli de détails sur ses crimes et ses fantasmes. Malgré sa condamnation, il a toujours nié l’étendue de ses actes, bien que des lettres écrites en prison laissent entendre qu’il aurait pu tuer jusqu’à une centaine de personnes.

Ce qui rend Schaefer particulièrement glaçant, c’est son double visage : homme de loi respecté le jour, monstre sadique la nuit. Son QI élevé et son charisme trompeur lui permettaient de manipuler son entourage, y compris ses collègues et les médias. Le criminologue Stéphane Bourgoin, qui l’a rencontré, décrit des entretiens « parmi les plus marquants » de sa carrière, tant son absence de remords et sa froideur étaient frappantes.

Schaefer a été exécuté en 1995, mais son héritage criminel continue de fasciner et d’horrifier. Ses écrits, publiés après sa mort, offrent un plongée dans l’esprit d’un tueur qui se voyait comme un artiste du crime, méprisant même d’autres serial killers comme Ted Bundy. Son cas illustre tragiquement comment le mal peut se cacher derrière les apparences les plus banales, et rappelle que les pires cauchemars peuvent parfois porter l’uniforme de ceux qui sont censés nous protéger.

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