Epstein : un réseau au service d’Israël

L’affaire Jeffrey Epstein continue de révéler des zones d’ombre, notamment ses liens troubles avec des personnalités israéliennes de premier plan. Les dernières publications des « Epstein Files » par la justice américaine ont mis en lumière les visites répétées de l’ancien Premier ministre Ehud Barak dans un appartement new-yorkais appartenant à Epstein, provoquant un tollé en Israël. Barak, bien qu’il se défende de toute implication dans les activités criminelles du financier, a reconnu avoir entretenu des relations avec lui, sous la protection du Shin Bet, le service de sécurité intérieur israélien. Ces révélations ont relancé les spéculations sur l’étendue et la nature des connexions d’Epstein avec l’État hébreu, certains documents évoquant même des liens avec le Mossad, les services secrets israéliens.

Par ailleurs, des associations juives et des yeshivot orthodoxes ont sollicité des dons auprès d’Epstein même après sa condamnation pour prostitution de mineures, soulignant l’ambiguïté de ses relations avec la communauté juive et israélienne. La publication de courriels et de photos, comme celle montrant Jean-Luc Brunel, complice d’Epstein, portant une casquette de l’armée israélienne, alimente les théories conspirationnistes, souvent teintées d’antisémitisme. Ces éléments, bien que non prouvés, interrogent sur l’utilisation possible d’Epstein comme agent d’influence ou de renseignement.

En France, des figures comme Jack Lang ont également été éclaboussées par leurs liens passés avec Epstein, rappelant que son réseau s’étendait bien au-delà des frontières américaines. Si aucune preuve ne confirme une collaboration officielle avec Israël, l’affaire Epstein reste un symbole des dérives du pouvoir et de l’impunité, où se mêlent argent, politique et criminalité organisée. Les victimes, elles, attendent toujours justice et reconnaissance.

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