c’est pas une prise d’otage mais ça y ressemble (moment Meurice)
La France, paralysée par la « gréviculture », ressemble étrangement à une prise d’otage collective. Guillaume Meurice, chroniqueur acéré, a sillonné la Gare de Lyon pour recueillir les témoignages des voyageurs, otages malgré eux d’un système en crise. Entre trains annulés et quais bondés, les usagers, résignés ou exaspérés, deviennent les symboles d’une société en tension. Avec son ironie mordante, Meurice dépeint une réalité où le citoyen se sent prisonnier des luttes sociales, sans véritable issue. « On nous dit que c’est pour notre bien, mais on a juste l’impression d’être enlevés », confie un voyageur. Ce moment de radio, à la fois drôle et désabusé, révèle l’absurdité d’un pays où la grève devient un sport national, et où chacun, malgré lui, joue le rôle de l’otage. Une satire qui interroge : jusqu’où la mobilisation sociale peut-elle justifier l’immobilisme général ? L’humour, arme ultime, permet de sourire… avant de soupirer.
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