Hiroshima : le choc nucléaire minute par minute

Le 6 août 1945, à 8 h 15, le monde bascule. Enola Gay, le bombardier américain B-29, lâche Little Boy, la première bombe atomique utilisée en temps de guerre. En quelques secondes, Hiroshima, ville japonaise de 350 000 habitants, est rayée de la carte. Voici le récit, minute par minute, de cette tragédie qui a changé l’Histoire.

8 h 15 : l’explosion Un éclair aveuglant, une chaleur insoutenable. La bombe explose à 580 mètres d’altitude, libérant une énergie équivalente à 15 000 tonnes de TNT. Le cœur de la ville est vaporisé. Les bâtiments s’effondrent, les arbres carbonisent. En un instant, 70 000 personnes meurent.

8 h 16 : le silence Un champignon atomique s’élève à 10 kilomètres de haut. Les survivants, brûlés et hagards, errent dans un paysage méconnaissable. Les cris et les appels à l’aide se mêlent au silence des ruines.

8 h 30 : l’enfer sur Terre Les incendies se propagent, transformant la ville en brasier. Les secours, inexistants, ne peuvent rien contre l’ampleur de la catastrophe. Les hôpitaux, détruits, ne soignent plus. Les rescapés, couverts de poussière radioactive, boivent l’eau des caniveaux pour étancher leur soif.

Les heures qui suivent : l’invisible tueur Les radiations font leur œuvre. Des milliers de personnes, apparemment indemnes, tombent malades et meurent dans d’atroces souffrances. Les pluies noires, chargées de particules radioactives, contaminent les survivants.

Les jours suivants : un bilan effroyable Plus de 140 000 morts d’ici la fin de l’année 1945. Les rescapés, les hibakusha, porteront à jamais les stigmates physiques et psychologiques de cette journée.

Hiroshima devient le symbole de la barbarie humaine, mais aussi un appel à la paix. Aujourd’hui, la ville, reconstruite, abrite le Mémorial de la Paix, pour que le monde n’oublie jamais.

Ce 6 août 1945 reste gravé dans les mémoires comme le jour où l’humanité a découvert sa propre capacité à s’autodétruire. Un rappel poignant de l’urgence de préserver la paix, pour que plus jamais un tel cauchemar ne se reproduise.

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