les grosses erreurs de Macron : chronique de Marie De Brauer

Depuis son élection, Emmanuel Macron incarne une forme de modernité politique, mais aussi une série de décisions qui ont marqué les esprits… pour le pire. Entre mépris affiché et réformes malmenées, le président semble parfois déconnecté des réalités sociales. Qui pourrait oublier le fameuse phrase « Ils ne sont rien », lancée en 2017 à l’encontre des opposants ? Un symbole de l’arrogance d’un pouvoir qui croit savoir mieux que le peuple ce qui est bon pour lui.

La réforme des retraites, imposée dans la douleur en 2023, reste l’exemple parfait. Malgré des mois de manifestations massives et une opposition unie, le gouvernement a forcé le passage, laissant derrière lui un pays divisé et une jeunesse désabusée. Le 49.3, utilisé à répétition, est devenu l’outil d’un exécutif qui préfère ignorer le débat démocratique plutôt que de risquer un échec. Résultat ? Une défiance record envers les institutions et un sentiment d’injustice qui ne faiblit pas.

Autre erreur majeure : la gestion de la crise des Gilets jaunes. Plutôt que d’écouter, Macron a choisi la répression et le mépris, qualifiant les manifestants de « fainéants » ou de « casseurs ». Une stratégie qui a enflammé les tensions et révélé un fossé grandissant entre les élites et le reste de la France.

Sans oublier la politique économique, où les cadeaux aux plus riches (suppression de l’ISF, flat tax) contrastent avec l’austérité imposée aux services publics. Les hôpitaux suffoquent, les écoles manquent de moyens, et les petits retraités voient leur pouvoir d’achat fondre. Pourtant, le président continue de vanter une « start-up nation » qui ne profite qu’à une minorité.

Enfin, son approche européenne, souvent solitaire et technocratique, a isolé la France sur la scène internationale. Entre les tensions avec l’Allemagne et un positionnement ambigu face à la guerre en Ukraine, Macron joue les équilibristes… sans filet.

Bref, entre autoritarisme et déni de réalité, Emmanuel Macron accumule les bourdes. À force de vouloir tout contrôler, il risque de perdre le peu de légitimité qui lui reste. La question n’est plus de savoir s’il commettra une nouvelle erreur, mais quand — et à quel prix pour les Français.

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