primaires : la machine a perdre et a trahir est en marche

Les primaires, censées incarner la démocratie interne des partis, se transforment trop souvent en théâtre d’illusions et de trahisons. À chaque scrutin, les promesses de transparence et d’unité s’effritent sous le poids des calculs politiques et des stratégies personnelles. Les candidats s’y engouffrent avec des discours flamboyants, mais une fois les dés jetés, les alliances se brisent, les programmes se diluent, et les électeurs se retrouvent orphelins de leurs choix.

Cette mécanique, rodée depuis des décennies, n’est plus qu’une machine à broyer les espoirs. Les primaires deviennent un outil de division plutôt que de rassemblement, où les ambitions individuelles priment sur l’intérêt collectif. Les perdants, au lieu d’accepter la défaite avec dignité, sabotent le vainqueur, fragilisant ainsi le camp tout entier. Les électeurs, eux, assistent impuissants à ce spectacle, désabusés par des processus qui semblent conçus pour les exclure.

Pire encore, les primaires révèlent une vérité crue : les partis politiques préfèrent souvent perdre en interne plutôt que de gagner ensemble. Les trahisons se multiplient, les engagements se renient, et les électeurs, lassés, se détournent des urnes. La démocratie en sort affaiblie, et la défiance envers les institutions grandit.

Face à ce constat, une question s’impose : les primaires sont-elles encore un outil de démocratie, ou simplement un leurre pour légitimer des choix déjà arrêtés dans l’ombre ? Tant que les partis ne mettront pas fin à ces jeux de pouvoir, la machine à perdre continuera de tourner, au détriment de tous.

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