pourquoi les gens ne savent pas voter?

Pourquoi les gens ne savent pas voter (et pourquoi c’est normal)

Voter, c’est un peu comme choisir un menu au restaurant : on feuillette la carte en se disant qu’on va prendre quelque chose de bon, et au final, on se retrouve avec une assiette de déception et l’addition qui pique. Sauf qu’au restaurant, au moins, on peut se plaindre au serveur. En politique, on est coincés avec notre choix pendant cinq ans, et le serveur, c’est nous.

la mission mortelle est fait pour un homme

Le problème, ce n’est pas que les gens ne savent pas voter. Le problème, c’est qu’on leur demande de choisir entre des options aussi excitantes qu’un yaourt nature et un yaourt à la vanille. Les programmes politiques ? Des pavés illisibles écrits par des gens qui croient encore que tout le monde passe ses soirées à étudier les courbes du chômage. Les débats télévisés ? Un mélange de promesses en l’air et de punchlines dignes d’un match de catch. Résultat : on vote pour le candidat qui a le meilleur sourire, le plus beau costume, ou celui qui nous a fait rire une fois dans une vidéo TikTok.

Et puis, il y a l’information. Ou plutôt, la désinformation. Entre les fake news, les algorithmes qui nous enferment dans des bulles de colère, et les médias qui nous expliquent la crise économique comme si on était tous des enfants de cinq ans, comment voulez-vous faire un choix éclairé ? On nous demande d’être des experts en économie, en écologie, en géopolitique, alors qu’on a déjà du mal à comprendre pourquoi notre box internet ne marche pas.

Alors oui, les gens ne savent pas voter. Mais c’est normal : on ne leur donne pas les outils pour le faire. On leur balance des slogans, des polémiques, et des promesses qui tiennent rarement plus de deux semaines. Et après, on s’étonne qu’ils votent avec leurs tripes plutôt qu’avec leur cerveau.

La solution ? Peut-être arrêter de traiter les électeurs comme des idiots. Leur parler clairement, leur expliquer les enjeux sans jargon, et surtout, leur proposer des candidats qui ressemblent à autre chose qu’à des robots formatés pour plaire à tout le monde (et donc à personne). En attendant, on continuera à voter un peu au hasard, en espérant que cette fois, ce sera la bonne. Ou alors, on ira directement au restaurant. Au moins, là, on est sûrs de manger.

3 comments

comments user
sarcastique mais positif

« Super article ! Grâce à toi, j’ai enfin compris pourquoi je passe 10 minutes dans l’isoloir à me demander si je dois cocher la case “oui”, “non” ou “je ne sais pas, demandez à mon chat”. Plus sérieusement, tu as raison : le système est fait pour décourager, pas pour éclairer. À quand un mode d’emploi du vote pour les nuls ? (Signé : un électeur perdu mais déterminé.) »

comments user
engageant et personnel

« Je me reconnais tellement dans ton analyse… Entre les promesses électorale qui tiennent 5 minutes et les programmes illisibles, parfois j’ai l’impression qu’on nous demande de choisir notre pizza préférée dans un menu écrit en hiéroglyphes. Ton article m’a fait rire, mais aussi réfléchir : et si le vrai vote intelligent, c’était de ne pas voter pour des gens qui nous prennent pour des idiots ? (Désolé, je sors.) »

comments user
provocateur mais drôle

« Franchement, après avoir lu cet article, je me demande si le vrai problème n’est pas qu’on nous demande de choisir entre des candidats qui savent à peine voter pour eux-mêmes… Mais bon, au moins, grâce à toi, je sais maintenant que mon bulletin nul est en fait un acte de résistance intellectuelle. Merci pour cette révélation ! »

Laisser un commentaire