être malade quand tu es un garçon
La société attend des garçons qu’ils soient forts, infatigables, invulnérables. Pourtant, la maladie ne choisit pas. Quand un garçon tombe malade, il doit souvent affronter un double défi : la fièvre, la fatigue, mais aussi le poids des attentes. « Ce n’est rien, ça va passer », « Arrête de te plaindre », « Sois courageux ». Ces phrases, répétées comme des mantras, minimisent sa souffrance et lui apprennent à taire sa vulnérabilité.
Pourtant, être malade, c’est avant tout être humain. Accepter sa faiblesse, demander de l’aide, se reposer, ne devrait pas être un aveu d’échec, mais un acte de sagesse. La virilité ne se mesure pas à la capacité à ignorer la douleur, mais à celle de s’écouter et de se soigner.
Et si, au lieu de nier la fragilité des garçons, on leur apprenait à l’accueillir ? Car prendre soin de soi, c’est déjà une forme de force.
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